Frederig Ar Bouder est le Penn Rener, président, d'Adsav, le Parti du Peuple Breton (PPB).

Frederig Ar Bouder, Président d'Adsav (PPB).

jeudi 18 février 2010

Blog de Frederig Ar Bouder fermé.

Bonjour,

Mon blog n’est plus ouvert, pour suivre l’actualité du Parti du Peuple Breton, je vous invite à vous rendre sur le site officiel ou sur le blog :

http://www.adsav.org
http://blog.adsav.org

lundi 8 février 2010

Départ de Frederig Ar Bouder

Frederig Ar Bouder, penn rener Adsav Strollad Pobl VreizhMignoned ker, chers amis, chers compatriotes !


Je souhaite faire part aux adhérents et sympathisants d'Adsav, ainsi qu'à toutes celles et ceux qui s'intéressent de prêt ou de loin à la vie politique bretonne de ma décision de quitter mes fonctions de président du parti du peuple breton et de cesser tout militantisme politique. Le Kuzul Meur a reçu ma démission le 22 janvier 2010 et cette annonce entérine mon départ avec effet immédiat. Ma décision est motivée par l'évolution politique en Bretagne. Bien que l'idée bretonne jouisse actuellement d'un regain de visibilité, l'esprit de coopération et de conciliation font plus que jamais défaut, toutes tendances politiques confondues. Je m'inscris en faux contre l'idée certes confortable mais erronée que la division de notre « sensibilité bretonne » en multiples courants antagonistes puisse générer quoi que ce soit de positif. La Bretagne n'est pas dans la situation d'une nation libre où les citoyens pourraient choisir sereinement entre des projets concurrents. Elle est une nation sans droits qui doit faire front pour survivre. Reconstruire une nation sans commencer par vouloir vivre ensemble est illusoire. Pour un peuple sujet, seule une force fédératrice permettrait d'avancer sur la voie de l'émancipation. Il importe donc de trouver les points de convergence, au lieu d'appuyer sans cesse sur les divergences. Alors que femmes et hommes politiques devraient montrer l'exemple d'une recherche créative du bien commun, ces « élites » préfèrent trop souvent ignorer le désir d'unité qui s'exprime au sein du peuple. Fort de ce constat, et conscient de n'avoir pu - malgré des objectifs clairs et des efforts soutenus - rassembler assez de bonnes volontés autour du Parti du Peuple Breton, j'ai pris la décision d'œuvrer pour l'unité dans des lieux et selon des modalités qui transcenderont les logiques partisanes. Je souhaite bon courage à mes anciens compagnons de route, à tous ceux qui m'ont encouragé et aussi à ceux qui, par préjugé ou ignorance, se sont installés dans la posture d'adversaires politiques au détriment de la cause bretonne.

Bevet Breizh !

Frederig ar Bouder

mardi 26 janvier 2010

Elections régionales 2010, prise de position de Frederig Ar Bouder

Frederig Ar Bouder, penn rener Adsav Strollad Pobl VreizhMignoned ker, chers amis, chers compatriotes !

En ce début d’année 2010 que je souhaite à tous et à toutes heureuse et prospère je prends la parole pour vous faire part de ma position au sujet de la bataille électorale qui s’amorce. Je fais bien entendu référence aux élections dites « régionales » de 2010. Depuis plusieurs mois, il m’est apparu comme évident qu’Adsav, malgré 10 ans d’existence et certains succès, n’a pas la capacité qui lui permettrait de rassembler nos compatriotes autour d’une liste d’intérêt breton. A ce titre la situation du parti indépendantiste est comparable à celle de plusieurs autres formations se réclamant de la Bretagne. Que faire ? Adsav, le parti du peuple breton définira prochainement une position sur le sujet. La situation actuelle commande, à mon avis, un choix positif plutôt qu’un refuge dans l’abstention. L’existence d’une circonscription bretonne, même tronquée, permet de faire certains choix pour notre avenir, qu’il s’agisse de langue bretonne, d’économie, voire d’environnement. D’autre part, au moins l’un des projets en présence, celui que conduit M. Christian Troadec, se réclame sans ambigüité de la Bretagne. La liste « Nous te ferons Bretagne » porte son ambition dans son titre même. Elle rassemble des personnalités d’horizons divers sur un programme qui tranche avec la platitude habituelle de propositions systématiquement anti-bretonnes. Quelque soit le résultat électoral, cette candidature est en soi louable car elle place l’intérêt des Bretons au centre du débat politique.

Suis-je d’accord sur tout avec M. Troadec ? Sans doute pas. Mais au fond, peu importent mes réserves éventuelles. Je soutiendrai la liste « Nous te ferons Bretagne » de bon cœur et, bien entendu, sans condition particulière. Je n’attends aucun bénéfice personnel de ma prise de position, mais j’espère que mon soutien servira l’intérêt supérieur de la Bretagne. Je souhaite par ce soutien œuvrer à l’unité qui nous manque si souvent et sans laquelle notre émancipation est impossible. Il est temps de mettre de côté les querelles de chapelles ou de personnes. J’encourage celles et ceux qui se font une haute idée de la Bretagne à prendre position.

Bevet Breizh ! Frederig ar Bouder

vendredi 20 mars 2009

Un référendum sur Nantes en Bretagne ? Une manipulation de plus

Bretagne Une et indivisiblePersonne n'a jamais demandé au peuple breton si la Loire Atlantique devait être amputée de son territoire. Pourquoi proposer maintenant un référendum pour nous rendre nos droits nationaux confisqués ?

Le débat autour de la “réunification administrative” de la Bretagne prend ces derniers jours une tournure familière: celle d'une comédie jouée avec zèle par le personnel politique Français. Drapées dans leurs principes creux, plusieurs personnalités notoirement hostiles au peuple breton se sont faites les apôtres d'un référendum sur la réunification. J'appelle nos compatriotes à se méfier des arrière-pensées hostiles qui accompagnent ces appels. Qui interrogera-ton exactement ? Seulement les Bretons ? Qui posera la question, et sous quelle forme ?

Méfiance ! Le référendum à la carte et quand ça arrange fait partie de la panoplie des manipulations politiciennes. L'Etat Français en a fait maintes fois usage pour bafouer les droits des peuples. Nous savons tous que les consultations organisées d'en haut par un pouvoir en quête de reconnaissance sont anti-démocratiques. Ces plébiscites déguisés cherchent à influencer l'opinion et non à l'écouter. Pour être légitime, un référendum doit permettre à une nation de sanctionner un choix qui engage sa souveraineté, par exemple la question du retour à l'indépendance ; ou bien il doit émaner directement du peuple par le biais d'initiatives populaires. Un référendum légitime doit être assorti de conditions précises qui préservent sa neutralité. Nous sommes à l'opposé de ces cas de figure!

Ce travestissement des principes démocratiques donne une fois de plus la dimension du mépris dans lequel on tient les Bretons. L'Etat français ne nous a pas demandé notre avis pour dresser une carte fantaisiste qui ampute notre nation du Pays Nantais. La réparation de cette erreur historique mettrait simplement la France en conformité avec ses obligations internationales. La France n'a pas besoin de demander l'aval de qui que ce soit pour réparer ses injustices.

mardi 17 mars 2009

Conférence de Bretagne-réunie: le point de vue de Frederig ar Bouder

1- Frederig ar Bouder vous vous êtes rendu aujourd'hui à la conférence de l'organisation « Bretagne Réunie ». Alors cette « Réunification » – c'est à dire la Loire Atlantique dans une « région administrative Bretagne » c'est comme si c'était fait non?

Je ne suis pas devin, je ne sais pas si cette « réunification » se fera. Après tout nous parlons ici de la carte administrative de l'hexagone et c'est malheureusement à Paris qu'elle se dessine. Mais les Bretons ont tellement mis de pression que peut-être que cela va enfin se faire. Il faut rester unis dans la tempête et maintenir cette pression. Toute grogne de grincheux est déplacée. Je dis que ceux qui joueraient aux irresponsables et feraient la fine bouche, ceux-là n'auraient pas tellement les intérêts de la Bretagne à cœur.

2- Quelles seraient les compétences de la Région Bretagne réunifiée?

Difficile de préjuger de ce que sera le résultat de tout ce débat sur les réformes, mot passe-partout de la politique en Hexagone. Les agitations de couloir et les batailles d'influences entre les élus qui défendent leur bout de gras font rage en ce moment. La chose qui est certaine, c'est que l'État français n'est pas prêt à abdiquer une parcelle de pouvoir sans qu'on l'y aide un peu. A mon avis il y a très peu de chances que cet acte symbolique et fort de la réunification soit suivi d'une avancée dans le domaine des compétences. Le rapport Balladur va dans le sens inverse, davantage de contrôles de l'État. Que faire ? Ne pas se perdre dans des batailles contre des moulins à vent. La maigreur des compétences actuelles fait que se battre pour savoir qui a le droit de repeindre les collèges et les lycées et en quelle couleur est dérisoire. Dans les semaines qui viennent il faut se concentrer sur l'objectif réalisable: Nantes en Bretagne. Se concentrer sur cette occasion d'avoir enfin un cadre territorial qui reflète la réalité historique et humaine de la Bretagne

3- Si cette réunification se fait pouvons-nous ranger nos drapeaux et rentrer chez nous ?

Surtout pas ! Bien entendu un cadre administratif acceptable n'est qu'un pas. Quand ce sera fait il faut très vite passer à la phase suivante : arracher du pouvoir et d'abord investir les compétences fiscales , éducatives, linguistiques et plus largement économiques et culturelles. De l'audace ! Et pas de faux semblants! Des hommes politiques qui auraient à cœur l'intérêt de la Bretagne ne devraient pas attendre des autorisations de Paris pour agir, encore moins se compromettre. Et si l'on nous objecte que ces initiatives seraient souvent « au delà de nos compétences » c'est que l'on a rien compris. C'est toujours en imposant des bras de fer qu'on a pu débloquer des situations en faveur des Bretons. Si des familles bretonnes n'avaient pas décidé de braver l'État et de s'obstiner à donner des noms bretons à leurs enfants personne ne s'appellerait plus Erwan ou Rozenn en Bretagne. J'en profile pour dire que la coalition PS-UDB a été absolument nulle sur ce plan comme sur tant d'autres: un peu de poudre aux yeux et de paillettes mais par exemple une scolarisation des élèves en Breton qui recule ! Si au Nord de Pyrénées plus d'un jeune basque sur quatre est scolarisé dans sa langue– et je ne parle même pas du Pays Basque espagnol- comment se fait-il que la Bretagne soit tellement à la traîne ?

Propos recueillis le 15 Mars 2009 pour AdsTV

samedi 7 mars 2009

Sondage bidon anti-breton: la grande marche arrière ?

On sait que les sondages ne sont pas une science exacte. L'orientation des questions, la selections des personnes interrogées permettent d'obtenir des résultats conformes aux attentes. On sait aussi qu'en hexagone, plus qu'ailleurs, les sondages sont l'objet de multiples manipulations. Comment ne pas remarquer le nombre de personnalités politiques ou de sujets "gonflés" ou "dégonflés" artificiellement au gré des enquêtes d'opinion? Le dernier de ces bidouillages concerne , comme par hasard, la Bretagne. Alors que le lobbying des élus de la république fait rage pour maintenir une injustice flagrante - l'exclusion de la Loire Atlantique - la presse en Bretagne claironne ce jour que , selon un sondage: "A une très large majorité, les habitants des quatre départements bretons ne souhaitent pas la réunification. Ceux de la Loire-Atlantique n'en veulent pas non plus."

Cette même presse parle "d'une énorme surprise !" Pour moi il ne s'agit pas d'une énorme surprise. Il s'agit bien plus de la confirmation que le régime de l'hexagone est tout sauf démocratique. On est en train de préparer l'opinion à la grande marche arrière. Parce que l'Etat compte davantage que les Ne nous laissons pas impressionner par l'intox d'Etat et poursuivons notre combat.

dimanche 1 mars 2009

Les colons doivent-ils décider pour les Bretons ?

Bretagne une et indivisibleDepuis plusieurs jours des personnalités politiques françaises s'évertuent à torpiller les efforts visant à rendre à la Bretagne un cadre administratif qui corresponde à ses frontières historiques. Pour Adsav, le parti du peuple breton, il est temps de mettre les pieds dans le plat et d'appeler un chat un chat. Le petit pas en avant de la « réunification » permettrait à Nantes de ne plus être séparée artificiellement du reste de la Bretagne dans la vie administrative et politique de l'Hexagone. La moindre des choses. Ceux qui intriguent afin de défendre leurs petits fiefs « Pays de Loire », « Grand Rennes » ou « Métropole Nantaise » ont au moins deux choses en commun : ils sont élus en Bretagne par la grâce d'un parti français - en l'occurrence le Parti Socialiste- et ils n'ont aucune attache, ni familiale, ni affective avec la Bretagne. Le mépris de ces colons pour la Bretagne est intolérable. Habiter dans un pays et le mépriser constitue un acte de colonialisme inacceptable, que ce soit en Bretagne, en Guadeloupe ou au Tibet. Le 18 août 2008, Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes a reçu le Dalaï-lama. Plusieurs mois auparavant, le 28 mars 2008, ce même Jean-Marc Ayrault avait symboliquement pavoisé la mairie de Nantes du drapeau tibétain en signe de solidarité avec le peuple tibétain. Pourquoi, dans ces conditions, se conduire en Bretagne comme la Chine se conduit au Tibet ?

Adsav, le parti du peuple breton, invite nos compatriotes à garder les yeux ouverts face à ces grognements de colons qui tremblent pour leurs privilèges. L'encadrement des Bretons par des hommes de paille ne date pas d'hier. Il produit toujours les mêmes résultats désastreux pour notre peuple. Nous verrons bientôt qui pèse le plus dans la balance de la « réunification » : la volonté des Bretons ou celle des colons ?

Kuzul Meur Adsav, Strollad Pobl Vreizh
Bureau Politique d'Adsav, le Parti du Peuple Breton (PPB)
http://www.adsav.org

mardi 17 février 2009

Breizh-Gwadloup: l’indépendance est la solution !

Breizh-Gwadloup indépendanceMalgré la censure qui limite la circulation des informations, il apparait de plus en plus évident que le mouvement pour l'indépendance de la Guadeloupe s'amplifie d'heure en heure. Adsav, le parti du peuple Breton se félicite de la mobilisation des Guadeloupéens et souhaite que l'Etat français s'incline rapidement devant la volonté populaire.

La crise actuelle appelle plusieurs parallèles avec la situation de la Bretagne. D'abord, le peuple guadeloupéen, comme le peuple breton est sous la tutelle coloniale de la France. Ensuite, la Bretagne comme la Guadeloupe ne pourront s'épanouir pleinement que lorsqu'elles se rapprocheront de leurs aires culturelles respectives. La Guadeloupe doit se tourner vers l'ensemble Antilles-Caraïbes et la Bretagne vers la Celtie. Enfin, le slogan "La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo" constitue le miroir de notre "Breizh d'ar Vreizhiz". Le droit d'être maître chez soi est la pierre angulaire du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Loin de partager le concert de lamentations des nostalgiques de l'Hexagone, Adsav, le parti du peuple breton, félicite les guadeloupéens pour cette saine réponse. Il appartient aux Bretons comme aux Guadeloupéens de décider de leur avenir, et il serait criminel de la part de la France de céder à la tentation de la répression.

Kuzul Meur Adsav, Strollad Pobl Vreizh
Le bureau politique d'Adsav, Parti du Peuple Breton

lundi 16 février 2009

plaques d'immatriculation et réunification: Réaction de Frederig Ar Bouder

Naoned e BreizhMes chers compatriotes,

Dans son style inimitable, l'État français vient d'annoncer par oukase ministériel, qu'à partir de juillet 2009 « Les plaques d'immatriculation devront comporter un identifiant territorial constitué par le logo officiel d'une Région et le numéro de l'un des départements de cette Région ». Rassurez-vous, votre véhicule échappera à l'apposition de la fausse hermine verdâtre du logo de la « région Bretagne ». Conformément au vœu exprimé par le Conseil régional de cette collectivité c'est notre drapeau breton, le Gwenn-ha-du, qui figurera sur nos plaques d'immatriculation, qui de surcroît seront bilingues. Pourtant un problème de taille reste en suspens: à lire l'arrêté à la lettre, les habitants de la Loire Atlantique devront en principe choisir entre leur numéro « 44 » et le Gwenn-ha-du mais ne pourront pas combiner les deux « identifiants ». Au Ministère de l'intérieur on affirme plancher sur la question d'une possible dérogation…. La mise en place rapide d'une région Bretagne respectueuse de nos frontières serait sans doute la meilleure réponse pour mettre fin au ridicule de cette situation.

La détermination des organisations et des personnalités bretonnes a mis la question de l'intégration de la « Loire Atlantique » à la « région Bretagne » au centre du débat sur la réforme administrative de l'hexagone. Le mouvement a pris tant d'ampleur que la « réunification » semble à portée de main. Cette perspective, si elle se confirme - car dans les salons parisiens on aime bien l'intrigue et la volte-face- ne peut que me réjouir. Néanmoins, au risque de jouer les rabat-joie je souhaiterais poser dès à présent une question cruciale: cette nouvelle région à naître serait-elle autre chose qu'une coquille vide? Force est de constater que d ans les circonstances actuelles il n'existe aucun projet visant à confier aux Bretons le minimum de pouvoir qu'est en droit d'attendre un peuple sans État ; je parle de la maîtrise de notre développement économique, de notre politique d'éducation et de culture. Nous n'aurons pas même le loisir de nous faire entendre au Parlement Européen puisque, contrairement aux autres peuples sans État (Écossais, Catalans, Gallois etc.) on nous ôte la possibilité d'envoyer des députés à Strasbourg lors des élections européennes de juin 2009. Certains semblent ne pas l'avoir compris mais vos voix seront noyées dans une circonscription électorale de type «grand ouest» qui de facto élimine toute perspective de représentation bretonne. Belle leçon de démocratie!

L'interférence incessante de l'État français, sa propension à venir se mêler de ce qui ne le regarde pas constitue la plus grande menace pour l'indépendance de mouvement des Bretons. Aujourd'hui ce sont les plaques d'immatriculation, demain ce seront peut-être les autocollants à l'arrière des voitures. On règlementera peut-être aussi la taille des bandes et des hermines du Gwenn-ha-du. Aucune borne ne semble exister à la volonté de tout contrôler, de tout taxer, de tout enrégimenter. Prenons des exemples récents : il y a quelques mois la France modifiait sa constitution pour y inscrire les « langues régionales » (sic) à la liste de « son » patrimoine. Une victoire en trompe l'œil: cette opération permet surtout de reléguer notre langue à une sorte de musée de la Province linguistique. Un ministre décidera sans doute bientôt par arrêté du lieu et du moment où l'on peut patoiser. La machine infernale s'est aussi attaquée à notre musique. Un « statut » professionnel associé de racket fiscal a failli être imposé aux milliers de musiciens amateurs. Grâce à une mobilisation massive des organisations bretonnes –dont Adsav- nous avons évité le pire. Mais pour combien de temps ?

J'invite tous les Bretons à se méfier des belles paroles. Gardons notre bon sens et notre œil ironique. L'État français pourra être pris au sérieux lorsqu'il acceptera de négocier avec des organisations prônant l'autodétermination du peuple breton. Seul un contre-pouvoir politique fort pourra imposer un peu de respect et garder à distance cette machine rouillée qui nous entrave. Celui-là même même qu'Adsav, le parti du peuple breton, est en train de faire émerger.

Breizh da gantañ !
Frederig Ar Bouder

samedi 14 février 2009

L’écotaxe, une taxe de trop pour la Bretagne !

L'écotaxe, une taxe en trop pour la Bretagne

Alors que le monde connait une grave crise économique, que propose l’Etat français ? Un impôt, un de plus. Qu’il le baptise « Écotaxe » pour le rendre sympathique n’y change rien. Si nous laissons faire, cette taxe s’appliquera dans moins de deux ans aux poids-lourds de plus de 3,5 tonnes qui circulent sur le réseau routier breton. Quid du droit coutumier en Bretagne, de la gratuité des routes ? Une fois de plus l’Etat français n’hésite pas à bafouer nos libertés bretonnes pourvu qu’il puisse faire main basse sur notre argent pour le jeter ensuite dans le puits sans fond qu’on appelle « trésor public ».

Que l’Etat français soit au bord de la banqueroute par sa propre incompétence n’excuse pas la mise en place d’une taxe dont tout indique qu’elle sera mauvaise pour l’environnement et désastreuse pour l’économie. La défense de l’environnement est au cœur du combat d’Adsav. Elle ne passe pas par de nouvelles taxes mais par l’abandon progressif du pétrole et par des prix qui reflètent les coûts réels: il devient par exemple urgent d’intégrer le coût de pollution et de transport dans le prix des produits importés. Sur le plan économique « l’Eco-taxe » est injuste et inadaptée. Injuste, car la Bretagne paiera trois fois plus que le reste de l’hexagone, d’ou une augmentation disproportionnée des prix pour les ménages et les entreprises. Inadaptée, du fait de l’importance du transport routier dans nos activités: non seulement en raison de notre position géographique à ouest de l’Europe, mais aussi à cause du « tout-route » promu pendant si longtemps par l’Etat français; celui-là même qui maintenant nous taxe !

Si l’Etat français souhaite s’occuper d’environnement en Bretagne qu’il commence par démanteler ses installations civiles et militaires et qu’il cesse de bétonner nos côtes. Adsav, le parti du peuple breton défend les intérêts bretons et espère une prise de conscience du milieu économique plutôt qu’une simple «grogne» sans lendemain. En ces temps de crise, l’émancipation de la Bretagne sur les plans politique, économique et fiscal devient une urgence absolue.

Kuzul Meur Adsav (PPB)
Bureau Politique d’Adsav (PPB)

vendredi 2 janvier 2009

Bloavezh mat d'an holl !

Mes chers compatriotes

Bloavezh Mat, Bonne année
Je souhaite vous présenter mes meilleurs vœux pour l'année 2009. L'année qui s'achève aura été marquée par des turbulences économiques sans précédent. L'effondrement des marchés financiers et la crise qui en résulte vous frappent de plein fouet. Je sais que de nombreux Bretons se font du soucis pour leur avenir. Ne nous voilons pas la face : il est propable que les fermetures d'entreprises et les licenciements se multiplient en 2009. Face à cette triste réalité, la Bretagne, nation entravée et sans Etat, se trouve bien démunie. Nous n'avons pas le pouvoir de régler nos problèmes et il n'y a rien à attendre de politiques définies à Paris sans égards pour vos intérêts.

Que faire ? C'est dans les moments difficiles que la cohésion nationale est salvatrice. Dans les mois à venir, plus que jamais, rassemblons-nous, faisons entendre la voix de la Bretagne et affirmons notre personnalité. Les plus lucides d'entre nous doivent entraîner nos compatriotes, leur redonner le goût de la liberté, seule condition de notre émancipation.

En 2008, dans six cantons, ce sont plus de trois mille Bretons qui ont exprimé leur adhésion au projet de renaissance qu'incarne Adsav. Le Parti du Peuple Breton travaille d'arrache-pied à renouveler ce succès, et j'appelle toutes les bonnes volontés à nous soutenir.

Car 2009 sera une année cruciale, celle de la préparation des nouvelles victoires électorales, qui seules permettront de faire émerger la force de défense des intérêts bretons que nous incarnons. Enfin, dans le cadre des élections européennes de 2009 Adsav compte être en pointe du combat contre la confiscation du vote breton par l'Etat français qui ne vous permet même pas de vous exprimer au sein d'une circonscription électorale bretonne.


Bloavezh mat d'an holl !

Frederig ar Bouder,
Penn rener Adsav, Strollad Pobl Vreizh
Président d'Adsav, le Parti du Peuple Breton (PPB).

samedi 6 décembre 2008

Neuvième congrès d'Adsav (PPB), vidéos des intervenants du congrès du Parti du Peuple Breton.

L'intervention filmée (en deux parties) de Frederig Ar Bouder, président d'Adsav (PPB), sur l'économie bretonne face à la crise financière. Toutes les vidéos du congrès arrivent au fur et à mesure sur Ads TV.



jeudi 13 novembre 2008

Allocution de Frederig Ar Bouder pour la célébration du 11 novembre.

Célébration d'Adsav (PPB) du 11 novembre

Mes chers compatriotes !

Vous vous êtes rassemblés en ce lieu de haute spiritualité, sous le regard des 240 000 bretons sacrifiés lors de la première guerre mondiale. Chair à canon, notre peuple fut décimé. Nombreux sont les Bretons qui comptent dans leur famille un ou plusieurs tués au front.

C'est mon cas et sans doute celui de la plupart d'entre vous. Beaucoup aussi savent que nos ancêtres ne sont allés à la guerre ni de gaieté de cœur, ni pour une noble cause, mais parce qu'ils y étaient appelés. Sans trop comprendre, mais pleins de courage, ils ne reculèrent pas devant le combat, même un combat aussi absurde et vain. La beauté du geste fut de leur coté. La France, elle, tira profit de ce sang bon marché sans rien donner en échange que son dédain. Aujourd'hui encore, et quelques soient les guerres en cause, elle attend de nous le silence et l'oubli. Au nom de sa mesquine « mémoire d'Etat». Elle s'offusque par exemple que les Bretons honorent leurs morts en apposant une plaque dans leur propre langue – ce qui est la moindre des choses- a Dixmude , en Flandre. Puis fait preuve d'un silence complice lorsque ce monument est mystérieusement dégradé. Ailleurs, elle laisse violer les sépultures de nos marins disparus à Mers El Kebir. Mais laissons-là ces bassesses et rapprochons-nous de nos aïeux par le souvenir. Non au son des fanfares étrangères, mais dans le secret de nos cœurs, par cette affection qui lie entre eux la longue chaîne de bretons sacrifiés.


Etre marv ha bev e vez ret derc'hel da vont.

Défilé Adsav (PPB) du 11 novembre
Gerbe de fleurs du parti du peuple breton (PPB) pour les soldats bretons morts

dimanche 5 octobre 2008

Drame de St-Potan : Message de Frederig ar Bouder, président d'Adsav !, le parti du peuple breton

Frederig Ar Bouder Mes chers compatriotes,

J'ai l'extrème tristesse d'apprendre que la rave "party" de St-Potan a entraîné la mort d'au moins un jeune homme, probablement par overdose. Ce nouveau drame souligne une fois de plus le caractère dangereux de ces manifestations. Nous avons rappelé à maintes reprises que ces supermarchés de la drogue sont nocifs, nous les avons combattus sans relâche. Je n'insisterai pas sur ce point, car le moment est au deuil et non à la surenchère politique. Bien que le nom de la victime n'ai pas encore été dévoilé, j'exprime publiquement mes condoléances à la famille du jeune homme. L'Etat français cherchera sans doute à éluder toute responsabilité dans cette affaire. Pourtant , sa volonté d'imposer coûte que coûte cette manifestation aux Bretons ne peut laisser de marbre. Le rôle des responsables et édiles de la « République française» en France et en Bretagne est tout simplement révoltant. Une fois de plus la France apporte la mort et la destruction, ne l'oublions pas, par respect pour toutes ses victimes.

A wir galon

Frederig ar Bouder
Penn Rener Adsav.
Président d'Adsav !, le parti du peuple breton

vendredi 19 septembre 2008

Manifestation du 20 septembre à Nantes : message de Frederig Ar Bouder

Frederig Ar Bouder Mes chers compatriotes,

Des Bretons de tous horizons se rassembleront à Nantes le 20 septembre 2008 afin de faire entendre le cri d'une nation qui lutte pour sa survie. Chacun à sa manière, chacun selon ses convictions militantes.

Ce qui se joue dépasse la petite politique ou la gestion du quotidien: il s'agit d'une expression d'indignation face à la destruction de notre langue et de notre culture menée depuis des siècles par l'Etat français sous toutes ses formes. Que ces attaques soient frontales ou sourdes, qu'elles soient tempérées ou pas pour nous amadouer, elles n'en demeurent pas moins une triste constante qui ne s'est jamais démentie.

La transmission de notre langue est condamnée faute d'être proposée systématiquement aux familles dans les écoles de Bretagne. Sa diffusion est impossible faute d'être encouragée dans les sphères administratives et économiques.

Désormais on s'attaque même à la musique bretonne en projetant de mettre à l'amende les musiciens « amateurs » qui peuplent les Bagadoù et les autres fomations traditionnelles. Et je pourrais aussi citer le remplacement de population qui s'attaque au socle humain dont est issue la culture bretonne.

La manifestation du 20 Septembre sera donc un cri. Un cri nécessaire sans doute, car les formes d'expression du mécontentement breton sont soigneusement étouffées dès qu'elles sont trop visibles. Mais un cri insuffisant pour renverser la vapeur et changer la donne.

Comme ailleurs en Europe, c'est seulement par l'émergence d'un puissant courant de redressement national breton et par le renforcement du projet d'indépendance que l'émancipation bretonne pourra réellement prendre forme .

Kenvroidi ger, dav e vo dimp-ni chom digor an daoulagad ha gouzout, e beure ar 21a viz gwengolo, ne vo bet kemmet tra rak ne vo nemet deraouiñ evit gwir.

Frederig ar Bouder
Penn rener Adsav