Frederig Ar Bouder est le Penn Rener, président, du parti du peuple Breton Adsav.

Frederig Ar Bouder, Président d'Adsav.

vendredi 21 mars 2008

Tibet : n'oublions pas que le communisme fait encore des morts

Tibet, chine communisteAlors qu'au Tibet la répression contre les velléités d'autodétermination prend une tournure de plus en plus brutale je souhaite rappeler de manière solennelle que le conflit qui ensanglante Lhassa représente bien plus qu'une querelle entre deux nations lointaines dont le peuple breton n'aurait pas à se soucier. Depuis plus de soixante ans, l'acharnement de la Chine communiste contre le peuple Tibetain, tantôt sournois, tantôt frontal, ne s'est jamais démenti. Il relève de motivations tout autant idéologiques qu'humaines. Doit-on rappeler que la République populaire de Chine demeure un régime communiste qui, en tant que tel, bafoue la dignité humaine, les droits des peuples et la liberté de conscience? Comme tous les régimes inspirés de cette idéologie macabre, l'Etat chinois conserve les attributs du totalitarisme. Bien des Européens, fascinés par les gains immédiats qu'ils pensaient tirer du mirage économique Chinois, ont trop longtemps fermé les yeux sur la vraie nature du pays dont ils encouragent la montée en puissance.

Depuis soixante ans, au prix de multiple sacrifices, le peuple Tibetain à su maintenir sa spécificité culturelle et surtout religieuse. Pour tout breton conscient de sa propre personnalité nationale cette fidélité à soi-même impose le respect. Pour la Chine communiste, cette indépendance des cœurs et des esprits est inacceptable. Alors qu'on se plait parfois à considérer le communisme comme un reliquat du passé, la répression actuelle nous rappelle que ce régime règne sans partage sur un pays en passe de devenir la première puissance économique mondiale. J'invite mes compatriotes à garder ces faits à l'esprit lorsqu'ils portent leurs regards sur le sort de notre propre nation: la négation du droit des peuples et des liberté religieuses vont toujours de pair avec les dérives totalitaires.

Frederig ar Bouder
Penn rener Adsav
Président d'Adsav

lundi 10 mars 2008

Frederig Ar Bouder remercie les électeurs

Mes chers compatriotes,

Hier vous avez participé à l'élection des maires et d'une partie des conseillers généraux présents en Bretagne. L'enjeu était important pour Adsav, le parti du peuple breton, car ces élus ont la possibilité réelle de servir les intérêts de la Bretagne.

Pour sa première bataille électorale, Adsav , le parti du peuple breton, était présent dans six cantons répartis sur l'ensemble du territoire de la Bretagne historique. Dans ces cantons, ce sont plus de trois mille Bretons qui ont fait le choix de nos candidats. Dans le canton de Lamballe, les scores ont atteint les 6,3%. Dans quatre des six cantons, les candidats du parti du peuple breton ont atteint des scores qui ont frôlé ou dépassé les 5%. Le score plus modeste de 2,33% obtenu dans le canton de St Père-en-Retz l'a été alors que 7 candidats étaient en lice. Ces résultats sont remarquablement homogènes au regard de la diversité des cantons (urbains, ruraux etc.) masquent des adhésions encore plus larges dans certaines communes où le vote breton a pu atteindre jusqu'à 12% et 13%. Nous pouvons donc parler d'un succès impressionnant et incontestable.

Au nom du parti du peuple breton, je tiens à remercier celles et ceux qui se sont portés sur nos candidats. En plaçant leur confiance dans les défenseurs de l'intérêt breton, ces Bretonnes et ces Bretons lucides ont permis au seul parti breton totalement indépendant des forces françaises d'émerger comme une réalité politique incontestable dès son « baptême du vote ». N'ayons pas peur des mots, il s'agit d'un acte fondateur. Il faudra désormais compter en Bretagne avec cette présence indomptable et déterminée, cette force de proposition et de rénovation, au lieu des habituels chevaux couchés.

A wir galon ganeoc'h !

Frederig ar Bouder
Penn rener Adsav

jeudi 28 février 2008

Cantonales: message de Frederig ar Bouder, Président d'Adsav

Frederig Ar Bouder Mes chers compatriotes,
Vous serez bientôt appelés à vous prononcer sur la composition des Conseils généraux dans les cinq départements qui divisent la Bretagne. Les élections cantonales qui se dérouleront les 9 et 16 mars prochains vous permettront de renouveler la composition d'une partie de ces assemblées. Pour la première fois, des candidats d'Adsav, le parti du peuple breton, sollicitent votre confiance. Pour la première fois depuis bien longtemps, vous pourrez redonner la parole à la Bretagne au lieu de vous prononcer sur une pâle copie de projets parisiens. Ces mauvais projets, vous les connaissez par cœur, ils se ressemblent tous entre eux. Ils s'appellent gigantisme, corruption, chômage, insécurité, transferts de populations, pollutions, discriminations anti-bretonnes. Ils transforment notre pays en un assemblage hétéroclite de banlieues et de rivieras sans âme. Ceux qui prétendent le contraire tiennent un double langage: il est malhonnête de dire une chose aux Bretons et de dire l'inverse dans les états-majors parisiens ou leurs annexes bretonnes.

Pour la première fois vous pourrez tourner le dos au marasme et voter pour des solutions qui iront dans le bons sens. Vous me direz, et vous aurez raison de le souligner, que ces élections sont ambiguës car l'Etat français entrave la liberté des Conseils généraux en imposant depuis Paris des dépenses et des actions obligatoires. Pourtant, malgré ces entraves, l'élu de votre canton aura une influence positive sur des aspects importants de la vie du peuple breton: les départements s'occupent de l'aide aux entreprises locales, d'action sociale, de transport, de culture. Dans tous ces domaines, les élus du peuple breton comptent mettre en œuvre des solutions bretonnes. Ils sont les seuls. Lisez leurs professions de foi, écoutez leurs propositions. En fonction des réalités de chaque canton ils aideront les petites entreprises et l'artisanat, ils dirigeront l'aide sociale vers ceux qui en ont vraiment besoin, ils encourageront la langue et la culture bretonnes. Voter pour eux, c'est voter pour vos intérêts !

Dans l'état de délabrement actuel, il était plus que temps que des Bretons se mettent au service des Bretons. Les 9 et 16 mars prochains osez voter pour vos intérêts, votez pour les candidats du parti du peuple breton.

Hon kanton zo tamm eus Breizh ! Gant Adsav, dillennomp Brezhoned !

Frederig ar Bouder Penn rener Adsav

vendredi 8 février 2008

Conférence L'Etat Nation contre les patries au Club de la cité à Nice.

Frederig Ar Bouder, club de la cité à Nice Je tiens à remercier tout d’abord le Club de la Cité de m’avoir invité a m’exprimer devant vous ce soir, ainsi que la Kevrenn Occitania qui fait toujours un travail formidable. Trugarez Henri !

An neb a venn, hennezh a c'hall
An neb a c'hall a gas ar Gall

A gas ar Gall, a harp e vro,
Hag eviti ter ha tero !

Le tribut de Nominoë, Barzaz Breizh




Si j’ai voulu commencer cette allocution par quelques vers tirés notre épopée nationale, le Barzaz Breiz, c’est que note langue- « ar brezhoneg »- est le premier marqueur de notre appartenance collective et de notre originalité parmi les peuples. Il est difficile de comprendre quoi que ce soit à la permanence de la tradition nationale bretonne sans avoir à l’esprit cette réalité ethnolinguistique d’une part, et sans connaître notre passé de nation souveraine, d’autre part.

Le peuplement massif de l’Armorique par les Bretons insulaires- venus de « Grande »-Bretagne- entre les IIIe et VIe siècles de notre ère va donner sa physionomie à mon pays. D’abord conglomérat de petits royaumes, puis royaume unifié après la victoire de Nominoë sur les Francs en 841, désigné ensuite sous le nom de « Duché » - mais duché souverain - la Bretagne s’est gouvernée à sa guise pendant près de mille ans, jusqu'à la défaite de St Aubin du Cormier de 1488 qui plaça mon pays dans la sphère d’influence française. L’Union de la Bretagne à la France fut imposée en 1532. Depuis cette époque, on assiste à des tentatives répétées d’émancipation. Pour en citer quelques unes : la tentative du duc de Mercoeur au XVIe siècle ; la conspiration du Marquis de Pontcallec, au XVIIIe siècle ; la Conjuration Bretonne, d’Armand-Charles de la Rouërie (le « colonel Armand »), durant la Révolution française ; la proclamation de l’indépendance bretonne à Pontivy en 1940, et j’en passe.

Sans s’affilier à aucun de ces ancêtres en particulier, Adsav, le parti du peuple breton s’inscrit dans cette lignée. Adsav signifie, renaissance, renouveau. Notre but principal est le retour à la normale si j’ose dire, c'est-à-dire, une nation bretonne qui prend sa place dans le concert des nations européennes. Une nation que je me plais parfois à mettre en parallèle avec le Danemark. Taille et populations comparables, position stratégique supérieure, tradition maritime identique, puissance agroalimentaire similaire, puissance industrielle et technologique sensiblement inférieure, mais pas dans des proportions ridicules.

L’indépendance : pourquoi il est urgent de la faire

Seulement voilà, la Bretagne n’est pas encore un second Danemark. Et il y a un os de taille: le lien de sujétion qui nous entrave, menace directement notre personnalité. Je vous passerai le « blabla » et les formules creuses pour aller à l’essentiel, en bon Breton. Le lien de sujétion signifie, en clair que :

Notre langue est en danger de mort
Notre peuple lui-même risque de disparaître

1- Notre personnalité nationale ne peut s’épanouir :

Conférence état nation contre les patrie, club de la cité nice. Bretagne Adsav.Nous sommes, et nous ne sommes pas les seuls- les Niçois connaissent le même sort soumis à une politique d’acculturation et d’assimilation. Notre langue, c’est à dire l’expression de notre personnalité nationale distincte compte pour peu aux yeux de l’Etat français : dans le meilleur des cas on la tolère, dans le pire on cherche a la faire disparaître. Le résultat ? Elle est en train de crever. Plus d’un million de locuteurs en 1940, a peine 250 000 aujourd’hui, pour la plupart âgés. Pourquoi ? Car le maximum que la France pourra consentir à faire est de la rabaisser au rang de « langue régionale » c'est-à-dire de la promettre au musée. Langue régionale est une formule de rhétorique qui est pour nous un piège. Elle ne vise qu'a justifier la discrimination par rapport à la seule chose « vraiment sérieuse » pour l’Etat français, c’est à dire la langue de la République. J’en profite pour le dire, dès qu'on y réfléchit deux minutes cette expression est ridicule. Les régions de programme- aussi artificielles que les départements- ont été crées en 1972, remettant au goût du jour un découpage arbitraire de 1941. Soit treize siècles après l’émergence du breton ! S'il était une variante "régionale" de quelque chose, le Breton serait une variante du Gallois et du Cornique!

Adsav se bat pour que la société bretonne puisse renaître, non pour que le Breton soit relégué au statut de "langues régionale", c'est à dire d'objet de folklore. Notre but n’est pas de quémander un petit panneau bilingue par ici et par là, et d'avoir dans trente ans 1% des Bretons qui parlent leur langue. Je rappelai que l'apprentissage du breton progresse actuellement de 15% par ans. 0,7% de la population est scolarisée en Breton. Pour que seulement 5% des enfants soient scolarises il faudrait 1000 enfants de plus pendant 28 ans, et ouvrir 40 classes par ans pendant 25 ans. La France n'ira jamais aussi loin que cela...

Le Breton proposé à toutes les familles dans toutes les écoles (87% des bretons sont favorable à son enseignement)? Inconcevable. Une radio ou une télévision, des journaux en Breton comme en ont les Catalans ou les Gallois? Toutes les initiatives ont été torpillées, ce fut récemment le cas de TV Breizh. Sans même parler de pouvoir être jugé dans sa propre langue. Soyons clairs : toutes les initiatives (signalisation, banques, rayons des supermarchés etc.) sont des initiatives émanant de collectivités bretonnes ou d’entreprises privées.

« Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français.

Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe. »
Nicolas Sárközy, discours Besançon (13/03/07)

En matière de langue les choses sont claires seul un état qui se donnerait les moyens d’une vraie politique linguistique pourrait renverser la vapeur. Et c’est possible ! En consacrant 2% de leur budget, les Basques (du côté espagnol de la frontière, bien entendu) ont fait progresser la pratique de leur langue de 20% à 30% au cours des dix dernières années. La France a comme priorité de financer des animateurs bidons dans des quartiers sensibles. Nous, nous préférerions sauver notre langue.

2- Nous sommes en danger de mort.

Un bon moyen de se débarrasser une fois pour toute des Bretons, c’est de les noyer dans la masse. Deux dangers guettent notre peuple: je les nommerai la « Bretagne riviera » et la « Bretagne banlieue ». Voire un mélange des deux, selon les zones. Il n’échappera à personne que les banlieues de Rennes ou de Nantes ressemblent de plus en plus aux banlieues de Paris – avec le même cocktail explosif d’immigration, de problèmes en tout genre et d’insécurité – et que le golfe du Morbihan se transforme rapidement en une gigantesque zone balnéaire où les Bretons n’ont plus leur place, suivant en cela le destin de villes comme La Baule par exemple.

Le récent rapport Attali indique que la machine à tuer les peuples ne connaît pas de limites. Si nous ne faisons rien, la logique de mort de l’Etat Français nous détruira. Ses « Premières conclusions sur la croissance » font froid dans le dos.

Ce rapport prévoit à l’échelle de l’hexagone de:
-Construire dès à présent 500.000 logements nouveaux par an, en densifiant l’espace urbain.
-Autoriser l’Etat à se réapproprier le foncier disponible des communes dans lesquelles la construction de logements « sociaux » ne répond pas aux objectifs de la solidarité et du renouvellement urbain (loi SRU).
-Inciter massivement les collectivités locales à construire des logements « socialement mixtes » (sic).
-Créer avant 2012 dix ECOPOLIS, villes nouvelles d’au moins 5O.OOO habitants chacune, à la pointe de la technologie et de l’écologie.


La reprise de ces mots d’ordres parisiens à l’échelle de la Bretagne ne laisse pas de doute sur ce qui nous attend si nous ne prenons pas nous-mêmes notre avenir en main. Le journal Ouest France prévoit en effet quatre scénarios pour notre pays (O-F du 1/10/07). Chacune de ces projections est catastrophique dans son genre :

Scénario 1. La Breizh-Riviera : Elle est tellement convoitée qu’elle devient de plus en plus résidentielle (+ 23.000 habitants par an, essentiellement âgés, dont des réfugiés climatiques (sic) . Ils provoquent une telle hausse du prix du foncier que les jeunes ménages sont expulsés (sic) vers le Centre-Bretagne. Heureusement la multiplication des quatre voies sur l’axe nord-sud sauve la Région de l’asphyxie.

Scénario 2. Le Nouveau Tigre Celtique : Résidentielle, la Bretagne est aussi plus productive. Gain : 30.000 habitants par an, ce qui atténue notablement le vieillissement de la région avec la foule des départs en retraite. Une Bretagne au littoral fortement urbanisé.

Scénario 3. La Bretagne laborieuse. Elle produit de plus en plus. Trop. Tellement que cadre de vie et patrimoine ne sont plus préservés. Le littoral est bétonné à outrance, la résidentialisation s’effondre, le solde migratoire baisse à 2O.OOO par an, les tensions s’accroissent entre les villes et le reste du territoire. Seules Rennes, Brest et Vannes s’en tirent, les autres villes reculent.

Scénario 4 . Le reflux. Les Bretons émigrent en masse et pas seulement les étudiants. L’économie ralentit, le coût de l’énergie et des transports s’enflamme, baisse de l’emploi, baisse de la population, territoires déséquilibrés : tout fout le camp (sic), c’est la Bretagne qu’on détricote.


Vous l’avez compris, quelque soit la sauce a laquelle on nous mange, rien de bien bon n’est au programme. On nous offre la richesse et le déracinement ou l’exil et la pauvreté… Le temps presse, il faut tourner la page et imposer notre propre mode de développement qui réponde a nos priorités : un développement équilibré et à visage humain qui respecte le peuple. Pour faire vite, plutôt le modèle Finlandais que le modèle Français : nous voulons que nos enfants puissent rester au pays, et qu’ils puissent adapter la Bretagne

3- La France en sortir, c’est s’en sortir

Les idiots utiles du système Français, qui n’ont pas encore compris qu’ils vivaient dans un tombeau, nous lancent parfois : mais enfin ce n’est pas sérieux une Bretagne indépendante, elle ne serait pas viable. Une version plus « populo » de la même rengaine: que ferez-vous avec vos choux-fleurs…. Certains Bretons se sont parfois laissés impressionner par ce genre d’argument. Nombreux sont ceux qui se sont dit que, s’ils avaient fermé les yeux ou contribué au sacrifice de leur nationalité, au fond, c’était un moindre mal, c’était pour donner un avenir à leurs enfants… Quelle amertume que de découvrir aujourd’hui que cet avenir est bien souvent un exil vers la Seine St Denis, quand ce ne sont pas les problèmes de la Seine St Denis qu’on installe chez nous au nom de l’indivisibilité de la République…

Outre que des Etats bien plus petits que la Bretagne sont parfaitement viables, par exemple le Luxembourg, la Slovénie ou l’Estonie, les naïfs perdent de vue l’essentiel : l’indépendance serait une bouffée d’oxygène pour la Bretagne. Comme elle le fut pour la Norvège en 1905, pour l’Irlande dans les années 1920 et pour les Pays Baltes dans les années 1990. N’oublions jamais, en effet, que la Bretagne est un contributeur net et non l’inverse. Plus que jamais c’est l’Etat français – en pleine dégringolade – qui vit a nos crochets et non l’inverse. Or, quel avantage tirons-nous de cette contribution ? Des infrastructures utiles? Pas vraiment, car le modèle de développement français a détruit le bocage, il menace notre littoral, il fait fermer nos ports. Il est donc un handicap. L’accès à un marché ? C’était vrai autrefois mais désormais l’ensemble de l’Union Européenne est un marché unique. Une monnaie ? Plus depuis que le Franc à disparu. Une armée ? Vous y croyez encore à la grandeur de l’armée française vous ? La rade de Brest ou le champ de tir de Coëtquidan pourrait sans doute être mieux employés. Vos retraites ? Au rythme où vont les choses une solidarité vieillesse bretonne serait plus efficace que la protection d’une France en banqueroute. Des services publics ? Ils sont toujours en grève….

Les Bretons sont en tête des peuples de l’hexagone dans plusieurs domaines, à commencer par l’agroalimentaire, les activités liées à la mer (de la pêche à la plaisance). Notre économie est également dynamique dans le secteur des télécommunications, du textile, des productions culturelles etc. Je vous passe les succès de dynasties industrielles (les Pinault et autres Bolloré), elles ne sont que la partie immergée de l’Iceberg. La Bretagne a même une sorte de Lobby et de Think Tank, l’Institud Lokarn (Institut de Locarn), et un label « produit en Bretagne » qui rassemble plus de 2300 produits. Seulement voila, dire « Bretagne, leader agro-alimentaire de l’hexagone » ne signifie pas grand-chose en soi. Nous vivions dans un monde concurrentiel au sein duquel, pour assurer un avenir à nos enfants, nous devons soutenir la concurrence de pays autrement plus dynamiques que la France, par exemple les Pays-Bas ou le Danemark qui se sont spécialisés dans des domaines comparables. Pour être a la hauteur des enjeux, encore faudrait-il que les Bretons puissent:

• Disposer d’un environnement économique qui favorise l’initiative.
• Pouvoir prendre des décisions pour eux-mêmes
• Pouvoir exploiter leur position géostratégique.

Les ravages causés par l’étatisme du système Français (« la France n’existe que par son Etat »), le coût des prélèvements, la dette, vous les vivez comme nous. Pas besoin de vous faire un dessin. La dépendance vous la subissez également. Rien n’est vraiment possible lorsqu’un peuple ne dispose d’aucun levier économique. Dans notre cas, mais je pense que c’est également le votre, les centres de décision et les sièges sociaux partent vers Paris dès qu’une entreprise atteint une masse critique. Et avec elles, la matière grise….

Pour terminer sur le sujet, j’ajouterai que l’Etat Français nous considère comme une périphérie occidentale de l’hexagone, alors que notre situation géographique nous place au centre d’un arc Atlantique. Pourquoi, avec sa position à la pointe du continent, Brest n’est-il pas le premier port transatlantique d’Europe ? Simplement parce que pour nous Penn ar Bed signifie « pointe, tête du monde » tandis que pour la France cela signifie, Finistère, fin du monde.


Conclusion : l’indépendance dans l’Europe

Si je suis venu présenter ici le combat que mène Adsav- qui signifie renaissance- pour le renouveau et l’indépendance du peuple breton, c’est que cette indépendance je la souhaite Européenne. D’un point de vue « technique » la Bretagne pourrait très bien exister de manière égoïste, pour elle-même. L’Islande ou Singapour qui sont moins peuplées que la Bretagne savent très bien se débrouiller. Pourtant, je crois que cet égoïsme n’est pas dans la nature des Bretons, et qu’il existe également un lien trop intime entre la civilisation de l’Occident européen et la culture bretonne pour que nous puissions choisir le splendide isolement. Lorsque le rayonnement de la langue bretonne était maximal au Moyen-âge, les bardes bretons répandaient leurs chants dans tout l’occident. Il en est sorti la « matière de Bretagne», qui a profondément marqué la culture occidentale, puis la vague romantique et jusqu'aux romans héroïques modernes poursuivent cette tradition.

Nous pourrions parler de l’Europe que j’appelle de mes voeux mais ce serait un sujet en soi. Je dirai en quelques mots que mon Europe, c’est « l’Europe aux cents drapeaux » pour reprendre l’expression de Yann Fouéré. Une Europe qui traiterait chacun de ses peuples avec dignité, qui serait organisée sur un mode confédéral et selon les principes de la démocratie directe. Une Europe qui serait comprise comme une véritable communauté de civilisation – un principe charnel – au lieu d’être conçue comme un simple marché ou une extension monstrueuse de la France, c’est à dire un principe désincarné. Cette Europe ne pourra se faire que lorsque les peuples reprendront enfin leurs destinées au lieu de les déléguer à des bureaucraties parisiennes ou bruxelloises qui organisent leur destruction. Face aux dangers qui menacent nos peuples, qu’il s’agisse de la marchandisation de notre existence ou de l’obscurantisme des faux prophètes, j’ai l’intime conviction que le renouveau que nous observons de la Catalogne au Pays Basque, de la Flandre à l’Ecosse porte en germe la survie des européens.

mercredi 31 octobre 2007

Lettre aux directeurs d'écoles de Bretagne.

(Lettre envoyée à tous les directeurs d'écoles en Bretagne)


Monsieur le Directeur,

Je vous adresse ce courrier afin que vous puissiez me fournir quelques éclaircissements. Des parents d’élèves et des enseignants nous ont récemment exprimé leur crainte que la «lettre aux éducateurs » du Président de la République française ne préfigure une nouvelle vague anti-bretonne dans nos écoles. Adsav !, le parti du peuple breton, ne peut qu’être sensible à la tournure inquiétante de ce texte. Sans faire aucune allusion au traitement qui sera réservé aux peuples autochtones de l’hexagone, et en particulier aux Bretons, cette lettre laisse entrevoir le pire.

Je passe rapidement sur le caractère totalitaire de ce petit manuel du parfait éducateur: l’Etat qui propose l’embrigadement en internats et la distribution de bons points aux parents s’y substitue aux familles, ce qui constitue un trait saillant du totalitarisme. Le côté « illuminé » vaut également le détour. Lorsqu’il évoque « la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit » le texte ressemble à s’y méprendre à un prospectus d’embrigadement dans une secte quelconque. Le burlesque cède vite le pas au dégoût lorsque l’accent est mis « avec candeur » sur l’une des pages les plus sombres et douloureuses de notre histoire: « l’instituteur, le professeur était fier de son métier, fier de servir la République et une certaine idée de l’Homme et du progrès » (sic). Les hussards noirs s’employaient en effet a à éradiquer la langue, la culture et l’histoire des Bretons. Vous le savez sans doute, ces plaies sont encore vives chez nous.

Le texte est émaillé d’expressions comme « pour nous Français », « défendre d’abord notre identité », si bien que le doute plane sur son objet et son audience. Je vous pose la question : Les « éducateurs » de votre établissement comptent-ils s’en inspirer et inculquer la défense de l’identité française aux petits Bretons ? Ou alors peut-on espérer que nos enfants soient dispensés de bourrage de crâne ? Vous comprendrez la hantise des parents qui se souviennent encore des brimades infligées pour « faire des citoyens français » (sic). A l’objectif de la Plus Grande France a succédé celui, bien similaire, d’« engendrer la première civilisation planétaire » (sic). L’école française bafoue quotidiennement nos droits linguistiques, culturels et historiques. Doit-on s’attendre à ce qu’elle s’en prenne de nouveau aux enfants pour satisfaire les marottes de l’Etat français ?

Je lirai votre réponse avec intérêt. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations bretonnes et vigilantes.


Frederig Ar Bouder
Vice président d’Adsav.
Frederig.ar.bouder@adsav.org

samedi 20 octobre 2007

Frederig Ar Bouder, eil penn rener Adsav, vice président d'Adsav.

Agé de 35 ans, il fait partie de cette génération de jeunes entrepreneurs et cadres Bretons qui ont appris à se passer de la France pour construire leur avenir, et qui conservent intact l'amour de la patrie bretonne. Formé dans plusieurs pays européens, il exerce ses activités dans un environnement international et a été d'autant plus sensible à l'inégalité politique, économique et culturelle qui exclut la Bretagne du cercle des petites nations prospères d'Europe. Il a mis ses compètences techniques, notamment en matière de politique économique, au service de la bretagne. Il a été désigné comme vice-président d'ADSAV en 2006.

Frederig Ar Bouder travaille au King's Centre for Risk Management (King's College, Londres). Il étudie l'impact de la perception et de la communication du risque sur la variation de la tolérabilité du risque dans le domaine de la santé. Entre 1996 et 2003, il a été administrateur au Comité de la gestion publique (PUMA) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ces activités portent essentiellement sur des questions de gouvernance, de développement durable et de gestion du risque. Avant de rejoindre l'OCDE, il était consultant en gestion publique. Il a fait ses études à l'Institut d'études Politiques de Paris (droit et économie) et à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, où il a été chercheur post-doctoral en droit comparatif.

Adsav, le parti du peuple breton.

ADSAV!, est le Parti de l'indépendance bretonne. Son objectif est la création d'un Etat indépendant breton. En tant que parti nationaliste, il veut protéger l'identité bretonne et défendre les intérêts du peuple breton. ADSAV!, parti politique breton, entend présenter un programme cohérent et original aux interrogations des Bretons et des Bretonnes.

Les bretons découvriront un parti différent des autres partis politiques en Bretagne. Trop souvent les défenseurs de l'identité bretonne ont été ou sont tributaires des modes et des idées dominantes, oubliant souvent de forger leur propre vue des choses et restant de ce fait dépendants de systèmes mentaux qui les aliènent ou les nient A bien des égards leur incertitude idéologique ruine l'importance de leur combat, les réduisant en inoffensifs objets de folklore, quand elle ne les amène pas à se replier sur des activités sans portée, ADSAV n'est pas un parti de compromissions, ni un parti protestataire qui ne chercherait qu'à témoigner, à se justifier, ou pire, à prendre on ne sait quelle revanche sur l'histoire. C'est un parti qui reste fidèle à son programme et à ses engagements. Un parti breton et européen. Un parti qui défend les intérêts du peuple breton et des peuples européens. Un parti d'avenir enraciné dans un passé glorieux.

Enfin, ADSAV rejette, de façon catégorique, tout recours à la violence qui ne peut en aucune façon être utilisée pour nos revendications. Seule l'action politique peut faire progresser nos idéaux nationalistes.

Adsav, 20 questions/réponses pour mieux comprendre le parti du peuple breton.

1- Comment ASDAV ! définit-il la nation ?
Un peuple, une langue, une culture sur une terre. La Bretagne est une nation, l'hexagone un conglomérat artificiel de nations: "la France n'existe que grâce à son Etat, sans Etat, la France n'existe plus" (De Gaulle).

2- Mais la Bretagne ne fait-elle pas partie de la France ?
La France occupe la Bretagne mais le peuple Breton est un peuple distinct. Pendant près de mille ans l'Etat breton a été indépendant.

3- Nantes est-elle en Bretagne ?
Oui, elle est même une de nos trois capitales (Nantes, Vannes, Rennes). Les frontières réelles de la Bretagne sont celles de l'ancien Etat Breton. Le reste ce ne sont que découpages artificiels imposés par la France.

4- Adsav! Est-il nationaliste ?
Oui. Adsav! est nationaliste il place la libération et le développement de la nation bretonne au premier plan de son combat.

5- Adsav! est-il indépendantiste ?
Oui. Adsav! considère que tous les peuples ont droit à un Etat pour assurer leur existence et leur securité, y compris les Bretons

6- Le nationalisme d'ADSAV!! est-il expansionniste ou son indépendantisme violent ?
Non. Chacun chez soi dans le respect mutuel. De nombreuses nations ont gagné leur indépendance par des moyens pacifiques (Pays Baltes, Slovénie, bientôt Flandre et Ecosse etc.) . ADSAV!! est légaliste et non-violent. La transparence est plus efficace que la clandestinité

7- L'indépendance est-elle viable ?
Il n'est de pays riches qu'en hommes, les Bretons ont tout pour réussir: - L'économie Bretonne est diversifiée et solide ( agriculture,élevage, pêche, industrie agroalimentaire, télécommunications, chantiers navals, tourisme etc.). - Les services publics bretons et les systèmes de retraite seront à l'image de ceux des petits pays du nord de l'Europe : à taille humaine, donc plus efficaces.

8- Comment envisager la Bretagne dans l'Europe?
Un Etat breton souverain dans la confédération européenne, avec, entre la nation et Europe, l'euro-région celtique. Nous avons tout à gagner à nous rapprocher de nations soeurs, tout à perdre avec la France.

9- République ou monarchie ?
Aux Bretons de décider par référendum de leurs institutions le jour venu. Une chose est certaine, la république bretonne sera la fille du roi Arthur, la monarchie française était la mère de la révolution.

10- Quelle place pour la langue bretonne après l'indépendance ?
Quelle place pour le Gallo ?
ADSAV! veut rendre au breton sa place de langue d'Etat et de langue de culture. Le gallo est un parler local qui mérite le respect, pas une langue nationale.

11- Quel projet scolaire pour nos enfants ?
La famille éduque, l'école instruit.

12- Qui est Breton ?
La nationalité bretonne se transmet par filiation. Est Breton celui dont au moins une part des ses ancêtres étaient Bretons, qu'il soit né en Bretagne ou ailleurs. Attribuer une "nationalité" au mépris de cette réalité est une atteinte à la dignité. La nationalité s'hérite, la citoyenneté se mérite

13- Que pense ADSAV ! des moeurs, ADSAV ! est-il « homophobe »par exemple ?
ADSAV! n'a pas sa place dans les chambres à coucher. Il n'est ni homophobe, ni homophile.

14- Que pense ADSAV! des religions et en particulier de l'Islam ?
Les croyances sont libres, les pratiques doivent respecter les racines spirituelles de la Bretagne qui sont celtiques et chrétiennes.

15- Quel modèle économique et social pour la Bretagne de demain ?
ADSAV! défend l'entreprise privée et entend maintenir un équilibre entre l'intérêt de l'individu et celui de la communauté nationale. ADSAV ! est donc favorable au modèle consensuel de développement économique qui prévaut en Europe du Nord. ADSAV ! n'est ni libéral ni anticapitaliste.

16- Que pense ADSAV ! du syndicalisme ?
ADSAV! est favorable à l'esprit des communautés de métiers ou le travailleur est protégé et est propriétaire de son métier. Les produits divisent, le métier fédère.

17- Que pense ADSAV! de l'écologie ?
L'écologie est née à droite. ADSAV ! se bat pour la protection de l'environnement. Les verts sont des imposteurs car l'écologie véritable suppose le respect des lois de la nature, ce que prône ADSAV!.

18- ADSAV! est-il de droite ou d'extrême-droite ?
La droite et la gauche de l'hémicycle français sont sans valeur. ADSAV! est de droite car il défend la société qui correspond le mieux à l'ordre naturel : celle où s'imbriquent les communautés naturelles, ou corps intermédiaires: famille, commune, région, nation et métier."Extrême droite" ne veut rien dire, c'est une insulte et non une catégorie politique. Personne ne peut définir cette notion.

19- Certains disent qu' ADSAV ! est « fasciste », « raciste » voire «néo- nazi », est-ce vrai ?
Pure calomnie. Ces arguments proviennent d'un amalgame malhonnête entre la seconde guerre mondiale et l'époque actuelle. ADSAV! refuse tous les totalitarismes qu'ils soient raciaux ou sociaux. Non par soucis du politiquement correct mais par conviction : le communisme comme le national-socialisme conduisent à la disparition des identités enracinées.

20- Quelle est la position d'ADSAV! au sujet des Bretons qui ont joué la carte de l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale ?
ADSAV ! se refuse à condamner ceux qui ont combattu pour l'indépendance bretonne avec sincérité et droiture, quelles que soient l'époque et les circonstances.

mardi 24 avril 2007

Lettre ouverte de Frederig Ar Bouder à Bernard Kouchner, Les Bretons, on s'en fout !




Monsieur,


Dans l’émission « spéciale élections présidentielles » du 23 avril 2007 sur M6, vous avez déclaré “les Bretons on s’en fout”. Ces paroles, criantes de vérité vous honorent par leur franchise. La plupart des Bretons savent qu’ils ne sont guère appréciés à Paris, mais on n’ose pas toujours le leur dire en face. Merci de clarifier les choses! Il est vrai que cette prise de position n’est pas trop périlleuse, puisque, contrairement à d’autres groupes humains présents en hexagone, la législation française autorise l’insulte anti-bretonne. Vous auriez tort de vous en priver puisque vous ne risquez rien.

Pour être franche cette parole est surprenante. En effet, contrairement aux Français, les Bretons viennent de placer Mme Royal en tête de la course présidentielle. Or, si je comprends bien, elle est votre favorite. Les Bretons ont également voté assez largement pour M. Bayrou, qui, sauf erreur de ma part, ne vous est pas non plus trop antipathique. Vous n’hésitez donc pas à vous tirer une balle dans le pied, quel courage ! Cela mérite une récompense de premier ordre. Au nom d’ADSAV!, le parti du peuple Breton, je tiens à vous décerner solennellement le prix du Français d’honneur. Vous au moins ne cachez pas vos sentiments à l’égard des Bretons, vous reprenez dignement le flambeau de ces Français qui, il y a encore peu de temps, allaient chercher en Bretagne hommes de peine et filles de joie.

Finie l’hypocrisie! Par votre franc-parler vous ouvrez les yeux de nos compatriotes: qu’ils votent pour Mme Royal ou pour M. Sárközy, ils ne doivent pas s’attendre a autre chose que du mépris. Et la leçon pour nous autres Bretons est claire: le temps est venu de prendre en main nos propres affaires au lieu d’accepter de les déléguer aux politiciens français. Le jour du second tour de l’élection de votre président(e) les plus éclairés d’entre-nous placeront dans l’urne le bulletin “Election française, abstention bretonne”

Salutations bretonnes

Frederig ar Bouder
Eil penn rener ADSAV!
frederig.ar.bouder@adsav.org

lundi 23 avril 2007

République bananière: Les Bretons disent non !

Premier tour des élections présidentielles françaises: Les Bretons ne veulent pas vivre en République bananière!

Déclaration de Frederig ar Bouder, vice président d’ADSAV!, le parti du peuple breton.

Le 22 avril, la Bretagne, à l’instar d’autres patries charnelles de l’hexagone, a émis un vote discordant. S’exprimant à contre-courant de la tendance française, les Bretons ont montré qu’ils ne se reconnaissent pas dans les projets de centralisation et de confusion des pouvoirs. L’extrême France du Front National n’a jamais fait recette chez nous. Depuis hier, nous savons que la République bananière façon Sárközy n’est pas davantage du goût des Bretons.

Certains Bretons se sont laissés séduire par les vaines promesses culturelles, linguistiques ou sociales des candidats Royal et Bayrou. Pourtant, le fait marquant de ce premier tour des élections présidentielles françaises est ailleurs: les Bretons se méfient des idéologies du déracinement. Ils se méfient d’une France qui ne vient de nulle part et ne va nulle part, sinon dans le mur. La France de la carotte et du bâton oscillant entre Kärcher et discrimination « positive » ne les fait pas rêver. Le projet de république bananière qui se dessine convient peut-être aux banlieues de la région parisienne. Ce n’est pas à nous d’en juger. Mais une chose est certaine, ce modèle de société ne correspond pas à notre sensibilité. La culture bretonne est faite de spécificités locales, de terroirs, de respect pour les valeurs, la nature, et les personnes. Nous aimons l’ordre véritable fondé sur la justice, pas l’autoritarisme creux et le pouvoir d’un seul.

En France ce n’est pas le vote breton qui fait les élections et si nous ne construisons pas notre propre avenir personne ne le fera pour nous. ADSAV!, le parti du peuple breton combat pour que les Bretons retrouvent le goût de l'action. Au lieu de voter éternellement pour "le moins mauvais" nous devons décider par nous-mêmes, décider pour nous-mêmes. En glissant dans l’urne le bulletin “élection française abstention bretonne” quelques milliers de pionniers de la conscience bretonne ont dit: il est temps de se prendre en charge. Se prendre en charge pour construire la Bretagne qui seule assurera le bien-être de ses enfants. Notre tâche est claire : elle consiste à éveiller davantage la conscience du peuple Breton pour que ce mouvement s’amplifie. Vite, très vite, avant que la république bananière qui se profile ne broie définitivement la Bretagne.

jeudi 25 janvier 2007

Les propos de Mme Marine Le Pen sont inacceptables !

Par deux fois, la vice-présidente du « Front National » a mis en cause la place de la langue bretonne en Bretagne. Ces attaques contre l’usage du breton ont été exprimées le 21 janvier 2007 dans l’émission “Riposte” de TV5, puis dans un message de ce jour accessible sur le site de l’agence de presse Novopress. Pour ADSAV !, le parti du peuple Breton, ces propos sont totalement inacceptables. En tentant de rattacher la promotion de notre langue à on ne sait quel projet politique soi-disant dangereux, en parlant de « tribalisme », Mme Le Pen ne fait que resservir la même soupe avariée que la France nous sert depuis toujours. Cette soupe au goût amer voudrait que l’on s’incline devant un Etat dont la présence chez nous est illégitime, sous prétexte qu’il serait porteur de vertus universelles. Ces vertus imaginaires changent selon les époques et selon les tendances politiques, mais pour nous, le programme est le même : la disparition !

Mettre en sourdine la promotion légitime de notre nationalité bretonne au nom de la France ? N’en rêvez pas trop Madame. Vous pouvez être la prisonnière du mythe de l’hexagone, vous pouvez renier vos origines et la langue de vos ancêtres, vous pouvez être davantage sensible à l’esthétique du képi blanc de la légion étrangère et au carnet de chant du 6e RPIMA qu’à l’harmonie des Gwerzioù et Sonioù kan-ha-diskan, mais ne comptez pas sur les Bretons de cœur pour vous suivre sur cette voie. En ravalant comme tant d’autres à Paris notre langue au rang de “langue régionale”, vous montrez non seulement votre ignorance crasse, mais pire, vous niez l’existence de la Nation bretonne et vous confortez l’éternel programme de la France: euthanasier des langues de culture au nom de la « civilisation » française. Aujourd’hui comme hier la Bretagne ne se laissera pas faire soyez-en assurée, il existe encore assez de Bretons éveillés pour la défendre. La vocation de la Bretagne est de reprendre sa place dans le concert des nations européennes, pas de végéter sous la férule d’une France déliquescente!

Frederig ar Bouder
Eil penn rener ADSAV !


La France rétabli la peine de mort pour la langue bretonne

lundi 21 août 2006

Interview de Frederig Ar Bouder, Vice-président d'ADSAV par Vox Galliae

Interview de Frederig Ar Bouder sur Voxgalliae

Vox Galliae: La première question que j'ai envie de vous poser, c'est d'où vient ADSAV !, qui est à l'origine du mouvement et quels en sont ses objectifs premiers ?

Frederig Ar Bouder: ADSAV !, qui en breton signifie renouveau, renaissance, a été créé en 2000 par des nationalistes qui voulaient rendre au combat breton un caractère à la fois intègre, réaliste et créateur. Notre objectif premier est d'aider la nation bretonne à s'éveiller, à prendre conscience d'elle-même. Nous avons des atouts formidables qui tiennent à notre situation géographique, économique, à nos qualités humaines. Pourquoi les laisser en sommeil ? Notre ambition est ensuite de permettre au peuple Breton de s'émanciper afin de retrouver sa place dans le concert des nations européennes.


Vox Galliae: Selon vous, pour quelles raisons un jeune breton, inquiet pour l'avenir de son identité devrait-il suivre ADSAV ! plutôt qu'un parti de la droite nationale française ?

Frederig Ar Bouder: J'aurais envie de répondre, tout simplement parce que c'est un jeune Breton et pas un jeune Français. La Nation Bretonne est distincte des autres nations qui cohabitent en hexagone, elle possède sa langue, sa culture, une riche histoire, et mille ans d'indépendance. Ca vaut bien qu'on se batte pour elle ! Vous me répondrez que les jeunes Bretons possèdent, comme des gens de toute origine d'ailleurs, un passeport français. Et alors ? Il ne s'agit la que d'une citoyenneté purement abstraite et théorique, comme hier la citoyenneté Soviétique ou Yougoslave. Je répondrais par une boutade que la droite nationale française ferait mieux de se concentrer sur le sort de monsieur Durand que de chercher à convertir messieurs Le Goff, Meyer ou Van Damme.


Vox Galliae: ADSAV! semble dire que la culture bretonne est en danger. Pourtant lorsque l'on se rend en Bretagne, on est frappé par la caractère fortement ancrée de la culture bretonne Votre inquiétude n'est-elle pas exagérée ?

Frederig Ar Bouder: Les efforts visant à maintenir vivante la culture Bretonne sont le fait de Bretons qui refusent la politique de francisation, ils témoignent de notre capacité collective de survie, contre vents et marées. En effet, tout ce qui existe aujourd'hui en matière d'affirmation de notre identité, est le résultat d'une résistance acharnée. Si les parents peuvent donner des prénoms bretons à leurs enfants, si les panneaux routiers existent dans une forme bilingue, c'est grace à l'action des militants bretons.Mais ces quelques avancées, visibles par les touristes, ne doivent pas faire oublier que le plus grand trésor de notre culture, la langue bretonne, est sérieusement menacé par l'hostilité du pouvoir français. Et le résultat est la : elle ne se transmet plus entre générations. Ceci étant posé, je rappellerai que l'Etat français préfère jeter des millions dans l'organisation de rave-parties imposées contre leur gré aux Bretons, plutôt que de lancer le grand plan de sauvetage de la langue bretonne qui ne coûterait pas forcement beaucoup plus cher.


Vox Galliae: ADSAV! participe -t-il aux rendez-vous électoraux ? Quel est votre position vis-à-vis des élections françaises ?

Frederig Ar Bouder: ADSAV ! n'est pas un parti français et l'essentiel de son combat ne se joue pas dans les institutions mises en place par l'Etat français. Cela dit, pour peser, il faut un jour ou l'autre se présenter devant le peuple et obtenir sa confiance. Nous nous préparons donc à cette perspective électorale de manière active, et dans la mesure de nos moyens. Mais attention, qu'on ne s'y trompe pas, notre but ne sera jamais d'accéder à « l'assiette au beurre », mais de demeurer l'écharde dans le pieds d'institutions illégitimes.


Vox Galliae: Il existe des mouvements autonomistes bretons militant pour une plus grande autonomie de la région tels que l'UDB, ADSAV! se dit indépendantiste, n'est-ce une position extrême et peu réaliste?

Frederig Ar Bouder: Qu'est-ce que la France ? Un projet fou cherchant a rassembler et maintenir par la force et la ruse des peuples divers sous une même autorité, puis à les assimiler en un seul ensemble homogène. Ce projet est extrémiste et irréaliste. La France ne pourra pas survivre éternellement à ses contradictions, d'autant plus que les évolutions démographiques actuelles liées à l'immigration de peuplement précipitent les tensions. A terme la France sera « balkanisée » ou « libanisée ». Dans ces conditions, rechercher une place sur le pont supérieur d'un bateau qui coule n'a pas de sens. Le seul projet réaliste consiste à prendre le large dans notre propre chaloupe avant d'être aspirés vers le fond ! A cette fin nous travaillons des aujourd'hui, et de concert avec des Bretons de bonne volonté, à créer l'embryon de structure étatique qui permettra de prendre la relève. Nous avons des exemples précis qui nous prouvent que notre combat n'a rien d'utopique. De nombreuses petites nations européennes viennent d'accéder à l'indépendance – la Croatie, la Slovénie, les Pays baltes - et d'autres sont en passe d'y parvenir: Le Pays basque, la Catalogne,l'Ecosse , la Flandre. L'avenir est auxNations charnelles, pas aux états froids et désincarnés.


Vox Galliae: Vous dénoncez la « francisation linguistique et culturelle » de la Bretagne. Que voulez-vous dire ? Que reprochez-vous aux divers gouvernements français qui se sont succédés ?

Frederig Ar Bouder: ADSAV ! ne va pas demander à l'Etat français déliquescent de faire son mea culpa. Nous avons d'autres chats à fouetter, la tache de relèvement national étant déjà assez rude. Mais puisque vous me posez la question, je dirais que tous les gouvernements français quelle que soit leur couleur politique ont bien fait leur travail de colonisation: c'est l'histoire de France et pas l'histoire de Bretagne qu'on enseigne dans les écoles, c'est seulement en français que l'on éduque, que l'on juge et que l'on administre, notre architecture est massacrée - spécialement dans le pays nantais qui est le théatre d'une scandaleuse politique de débretonisation-, la campagne bretonne est saccagée, les fonctionnaires Bretons sont affectés hors de Bretagne et remplacés par des étrangers. J'en passe! Ce qui est frappant c'est que les mythes qu'on cherche à nous faire entrer dans le crane changent au fur et à mesure que la France se métamorphose. Hier gauloise, aujourd'hui carrefour des cultures, demain république islamique ?


Vox Galliae: Vous appelez à « l'entraide quotidienne » entre les bretons :plus généralement quelles sont les actions menées par ADSAV! sur le terrain ?

Frederig Ar Bouder: ADSAV ! s'est définit comme la parti du peuple Breton. En le faisant,nous ne prétendions pas représenter l'ensemble des vues existantes en Bretagne, mais nous souhaitions mettre l'accent sur notre spécificité. Nous ne sommes pas un parti de professionnels de la politique, mais de Bretons ordinaires qui se battent au côté d'autres Bretons ordinaires. Cela prend des formes concrètes: soutien aux Bretons victimes de discriminations, comme cette jeune coiffeuse poursuivie par l'ANPE parce qu'elle préférait donner du travail aux gens de sa ville. Soutien aux Bretons lorsqu'ils s'opposent a l'obligation de tenir une rave-party sur leurs terres. Soutien aux commerçants lorsque les émeutiers s'invitent chez eux. Et les Bretons ont bien compris : alors que les partis français pleurent sur « la désaffection pour la politique », nous sommes de plus en plus sollicités!


Vox Galliae: Une grande partie des mouvements identitaires portant des revendications régionalistes sont favorables à une Europe fédérale. N'est ce pas faire le jeu de l'Europe de Bruxelles ? Quelle était votre position sur le référendum sur l'union européenne ? Comment voyez-vous l'Europe que vous souhaitez ?

Frederig Ar Bouder: Notre Europe, c'est l'Europe aux cent drapeaux, celle des patries charnelles : Bretons, Catalans, Flamands etc. Nous avons appelé à dire non lors du référendum sur l'union européenne, car, avec la Constitution de Giscard, la France n'aurait pas permis à la Bretagne de faire entendre sa voix. Il s'agissait avant tout d'une Europe des grands Etats. Je ne sais pas trop en pratique ce que recouvrent les « mouvements identitaires » et « régionalistes » que vous évoquez, mais notre projet européen est limpide : un Etat breton indépendant dans l'Europe. A l'instar de nations de taille et de population comparable, comme le Danemark par exemple. Redevenue indépendante, la Bretagne pourra faire entendre sa voix. Non seulement pour défendre ses intérêts au lieu de les confier aux agriculteurs de la Beauce et aux ministères parisiens, mais aussi pour proposer autre chose, de concert avec les nations qui en ont assez du modèle technocratique d'inspiration française qui règne à Bruxelles. Je fais confiance au bon sens breton!