Célébration d'Adsav (PPB) du 11 novembre

Mes chers compatriotes !

Vous vous êtes rassemblés en ce lieu de haute spiritualité, sous le regard des 240 000 bretons sacrifiés lors de la première guerre mondiale. Chair à canon, notre peuple fut décimé. Nombreux sont les Bretons qui comptent dans leur famille un ou plusieurs tués au front.

C'est mon cas et sans doute celui de la plupart d'entre vous. Beaucoup aussi savent que nos ancêtres ne sont allés à la guerre ni de gaieté de cœur, ni pour une noble cause, mais parce qu'ils y étaient appelés. Sans trop comprendre, mais pleins de courage, ils ne reculèrent pas devant le combat, même un combat aussi absurde et vain. La beauté du geste fut de leur coté. La France, elle, tira profit de ce sang bon marché sans rien donner en échange que son dédain. Aujourd'hui encore, et quelques soient les guerres en cause, elle attend de nous le silence et l'oubli. Au nom de sa mesquine « mémoire d'Etat». Elle s'offusque par exemple que les Bretons honorent leurs morts en apposant une plaque dans leur propre langue – ce qui est la moindre des choses- a Dixmude , en Flandre. Puis fait preuve d'un silence complice lorsque ce monument est mystérieusement dégradé. Ailleurs, elle laisse violer les sépultures de nos marins disparus à Mers El Kebir. Mais laissons-là ces bassesses et rapprochons-nous de nos aïeux par le souvenir. Non au son des fanfares étrangères, mais dans le secret de nos cœurs, par cette affection qui lie entre eux la longue chaîne de bretons sacrifiés.


Etre marv ha bev e vez ret derc'hel da vont.

Défilé Adsav (PPB) du 11 novembre
Gerbe de fleurs du parti du peuple breton (PPB) pour les soldats bretons morts